Je fais cet exposé[1] en me basant sur 27 années d’expérience dans le dialogue hindou-chrétien. En effet, je suis d’abord allé enseigner au Séminaire théologique du Tamil-Nadu, à Madurai, la cité des temples en Inde du Sud. J’ai passé ces 27 ans en Inde du Sud, à Birmingham et maintenant à Leicester. Ma réflexion partira de mon expérience en Inde et en Grande-Bretagne et j’affirme d’emblée que le contexte est un paramètre vital pour le dialogue. Beaucoup dépend du lieu où il se déroule, selon qu’il se situe en Inde où la vaste majorité de la population est hindoue et où les Chrétiens sont une petite minorité de 2,7 % (5,8% au Tamil Nadu), ou bien en Grande-Bretagne où, selon les derniers chiffres de recensement, il y a une population hindoue de 559.000 personnes (1 %), alors que les Chrétiens sont 42.000.000 (71,6 %). Leicester se présente assez différemment avec environ 15 % d’Hindous et 44 % de Chrétiens. Ces chiffres, évidemment, ne font pas la différence entre pratiquants et non-pratiquants, et le nombre de chrétiens inclut une large proportion de gens qui ne le sont que de nom. Il est beaucoup plus difficile d’établir « qui est hindou » en termes de pratique.
Un autre facteur qui intervient est le moment dans l’histoire où le dialogue se fait. Quand je travaillais en Inde, le parti du Congrès dominait à Delhi et le parti Dravidien, le DMK ou ses variantes, était le parti qui gouvernait le Tamil Nadu. Le Congrès était laïque et socialiste, le DMK était nationaliste au plan local, anti-brahmanique, avec une tradition d’athéisme. Aujourd’hui, le gouvernement central est aux mains du BJP, avec son idéologie Hindutva, et le gouvernement du Tamil Nadu a fait passer récemment une loi anti-conversion qui vise particulièrement les Chrétiens. Leicester semble héberger un hindouisme religieux et culturel apolitique. Mais les troubles du Gujarat ont révélé une autre face de la réalité : le ferme soutien, ou du moins la non-condamnation, des activités ultra-hindutva du gouvernement Modi, qui avait causé la mort de près de 2000 musulmans, fut fortement ressenti par la population musulmane locale, et la petite minorité de Chrétiens indiens de Leicester.
Un autre changement significatif des vingt dernières années, c’est le niveau de prise de conscience des Dalits (les soi-disant communautés intouchables ou Harijan, classées comme « Scheduled Castes » par le gouvernement). Le nom même de Dalit était à peine connu en 1980. C’est une auto-désignation sous laquelle aujourd’hui beaucoup de ces 150.000.000 à 200.000.000 de gens veulent être connus : il signifie « les écrasés » ou « opprimés ». L’Hindouisme ne peut plus ignorer ou passer sous silence cette tare sur la carte religieuse de l’Inde. Les Dalits ne sont plus disposés désormais à être simplement catalogués comme « Hindous », alors que cette religion n’a rien fait pour eux. À Leicester, il est facile de s’en tirer en disant que les divisions de castes font partie du passé de l’Inde et ne font pas partie des racines de l’Hindouisme. Cela n’est pas aussi facile à dire en Inde du Sud aujourd’hui.
Un autre changement contextuel est dans l’attitude à l’égard de la mission chrétienne. En 1980, le travail social, médical et éducationnel des Eglises était presque universellement accepté avec reconnaissance et certainement avec peu de méfiance. Maintenant, comme ces œuvres se sont trouvé liées avec des enjeux concernant la mission et la conversion, ce travail est de plus en plus mis en question dans le débat politique concernant les lois anti-conversion, comme on le constate au Tamil Nadu, au Gujarat et dans plusieurs Etats du nord. Encore une fois, nous sommes dans un nouveau contexte historique.
Par où alors commencer du point de vue du dialogue ? Ma réflexion va porter sur des expériences que j’ai eues, en rapport avec les quatre principes du dialogue qui sont proposés par bon nombre de nos Eglises et qui proviennent du Conseil Mondial des Eglises dans les années 1980.
La base du dialogue, c’est la rencontre réelle et celle-ci peut se produire à divers niveaux. Il y a la rencontre au quotidien qui se fait dans une ville comme Leicester : c’est la rencontre entre voisins, dans les magasins, les hôpitaux et les écoles, au travail, et en tant que concitoyens préoccupés par l’avenir de la cité. Il est possible que rien, à ce niveau, n’implique un langage religieux, mais cela peut devenir la base de quelque chose de plus profond. L’équivalent de cela en Inde est la conversation dans le train ou le bus, ou dans la boutique de thé du village.
En Angleterre, par contre, de telles rencontres peuvent se poursuivre pendant des années, sans que jamais la religion soit mentionnée. Il est dès lors nécessaire de créer des occasions qui impliquent explicitement la rencontre des traditions religieuses. Une façon de le faire est de saisir l’opportunité pour assister à des fêtes et célébrations. Ceci tend à se faire à sens unique, par la visite aux temples hindous, notamment à cause de la grande variété de fêtes qu’ils ont. Ceci est plus facile à Leicester qu’en Inde du Sud, où les Chrétiens indiens doivent rester très circonspects pour l’entrée dans des bâtiments religieux hindous. Même en 1980, nous avions des séminaristes qui venaient de villages qui comptaient beaucoup de Chrétiens et où ceux-ci n’avaient jamais osé entrer dans un temple ; le séminaire a dû organiser une quinzaine explicite sur le dialogue pour introduire les étudiants aux communautés hindoues. Il se pourrait qu’aujourd’hui les choses soient plus difficiles encore.
Une deuxième manière de procéder est d’organiser des visites qui visent clairement à permettre à un groupe d’apprendre à connaître la religion vivante qu’il a devant lui. Ici, la préparation et le suivi sont importants, mais le dialogue en général surgit à partir de questions posées. Encore une fois, il se peut souvent que cela se fasse à sens unique.
Un troisième lieu de dialogue se situe au sein de familles mixtes, dont le nombre augmente, à mesure que le nombre de mariages arrangés diminue, et que les mariages d’amour, surtout entre étudiants d’écoles supérieures, deviennent plus fréquents. De telles expériences mènent à un dialogue qui potentiellement dure toute la vie, non seulement pour le couple, mais pour leurs familles étendues. Souvent, il y a peu ou pas de compréhension au début, mais la vie commune devient un grand éducateur. Il est beaucoup plus difficile au Tamil Nadu qu’un couple demeure dans deux religions.
En quatrième lieu, il y a des programmes explicites de dialogue. Ceux-ci sont organisés pour permettre à des gens d’en rencontrer d’autres, à travers des réunions planifiées. J’ai été impliqué dans une de ces rencontres en Inde, un Cercle d’Amis Religieux, qui comprenait aussi des Musulmans. Ce groupe a senti plus de difficultés pour se rencontrer ces derniers temps. À Leicester, j’ai participé à un forum hindou-chrétien où nous nous rencontrons autour de thèmes communs, en commençant par un repas, en incluant prière ou culte et impliquant une contribution des deux traditions, un temps de questions et une séance plénière. Les thèmes étaient choisis par un groupe mixte d’environ seize personnes, ce qui veut dire que tous concernaient les deux traditions religieuses. Parmi ces thèmes, les fêtes et la perception de Dieu que ces fêtes révèlent, la prière, l’iconographie, la non-violence, les traits communs à chaque communauté comme elles apparaissent dans les mariages mixtes. Je suis également un co-animateur d’un groupe national qui s’est avéré beaucoup plus laborieux.
En cinquième lieu, il y a le dialogue à l’intérieur de communautés établies où un dialogue s’approfondit à l’occasion de voyages spirituels en commun. J’ai expérimenté cela à Shantivanam, l’ashram du Père Bede Griffiths, près de Tiruchi, et aussi dans des ashrams hindous tels que Tiruvanamalai ou Pondicherry. Ici, une communauté appartient normalement à une même tradition religieuse qui s’ouvre à une autre, bien qu’elle puisse occasionnellement être totalement mixte. Il se peut que l’intégrité est plus facile à assurer quand elle est basée sur une même foi qui se laisse enrichir par les traditions et la spiritualité d’une autre, comme à Shantivanam, où les symboles, les écritures, la musique, l’architecture et la philosophie de l’Hindouisme sont repris, sans syncrétisme facile, dans la messe catholique et les offices quotidiens.
Un dernier point à retenir dans cette section est qu’une telle rencontre (dialogue, rencontre, amitié – des mots avec des nuances légèrement différentes) se déroule toujours entre des individus et pas entre des religions. Chaque Chrétien est différent, tout comme chaque Hindou.
Il nous faut constamment être prêt pour l’inattendu. Ceci est particulièrement vrai avec l’immense variété au sein de l’Hindouisme. En Grande-Bretagne, on a facilement l’impression que tous les Hindous, ou la plupart, sont vishnouïtes, et que Rama et Krishna sont au centre de la vie dévotionnelle de tous les Hindous. Or il se fait que c’est l’impression que l’idéologie Hindutva encourage et c’est aussi commode pour le besoin pédagogique occidental de faire de l’Hindouisme une religion nettement définie comme l’Islam ou le Christianisme. Mais toute personne qui a passé ne fût-ce que quelques jours au Tamil Nadu sait que ça ne se passe pas comme cela, et que c’est précisément la richesse de la variété des traditions et philosophies hindoues qui fait sa grande fascination. Et c’est grâce à des gens rencontrant d’autres gens qu’une telle diversité peut apparaître le plus facilement.
Ceci ne se produit pas automatiquement, et sans une telle confiance, le dialogue ne peut pas réellement avoir lieu. Le climat actuel en Inde le rend fort difficile, dans la mesure où les Chrétiens se sentent menacés par le pouvoir politique de l’Hindouisme et où ils soupçonnent que Hindutva signifie au bout du compte leur propre reconversion, tandis que certains Hindous mettent en doute les motivations chrétiennes et ont l’impression que la conversion est le motif caché, sinon explicite, derrière toute activité commune. Certaines formes d’évangélisation employées par des groupes chrétiens ne font qu’ajouter à ces soupçons, tout comme les activités des RSS du côté hindou, ainsi que les commentaires non officiels, voire même officiels, de la part de certains politiciens hindous. Le caractère inclusif de l’Hindouisme est ressenti comme impérialiste, alors que les inclusivistes chrétiens sont perçus comme étant en réalité les mêmes vieux exclusivistes déguisés. Dans ce climat, il est difficile de maintenir un authentique pluralisme de religions.
Le manque d’honnêteté sur la question des castes ne facilite pas les choses. Il est presque impossible d’évoquer des enjeux comme celui des Dalits, si l’on veut poursuivre un dialogue. Pour peu qu’on l’évoque, ce problème est considéré comme un problème historique, largement exagéré, voire créé de toutes pièces par les Chrétiens et les Musulmans, ou encore inexistant en Grande-Bretagne. Il est aussi difficile d’être vraiment honnête à propos de conversion et de mission, puisqu’une conversion authentique est presque rendue impossible par les conditions posées. Les Chrétiens non plus ne reconnaissent pas volontiers les fautes de leur histoire et la manière dont ils ont dénigré l’Hindouisme, en le traitant de vulgaire idolâtrie ; et plusieurs continuent d’agir ainsi.
Il est facile de mettre l’accent sur des aspects communs et d’éviter les vrais enjeux. Dans notre dialogue national, nous avons affronté les vrais enjeux, et nous avons trouvé difficile d’aller plus loin. Après un moratoire d’un an, nous venons récemment de recommencer et nous avons dû décider de ne pas discuter de problèmes liés à l’Inde, à moins qu’ils nous affectent directement ici. Mais peut-il y avoir un dialogue vrai avec l’Hindouisme, quand ses racines en Inde doivent être minimisées ? Nos groupes locaux ont établi une certaine confiance grâce à une direction conjointe, et en évitant les questions difficiles. Mais tôt ou tard elles devront venir sur le tapis.
Le dialogue peut continuer dans l’échange et le renforcement de la confiance réciproque. Il n’y a rien de mal à cela. Mais il peut devenir stérile et l’on finit par tourner en rond. Une manière d’éviter cela est de s’engager ensemble dans une action commune. Cette démarche peut être prématurée, tant que la confiance ne s’est pas installée, et alors elle n’aboutit à rien. D’un autre côté, une telle action menée ensemble peut être un moyen de créer la confiance. Ceci peut se faire à un niveau officiel, au sein d’un Conseil des Religions par exemple. Cela peut consister en une récolte de fonds pour une cause commune choisie ensemble. Ou cela peut être un service commun dans la région où le groupe se réunit. Il y eut beaucoup d’exemples de ce type en Inde du Sud, où les besoins étaient si manifestes : une prise de position commune pour prendre la défense d’un groupe exclu, ou une action commune en faveur des déshérités pouvaient rassembler les gens. Quand il y a un vrai combat, comme, par exemple, dans la lutte contre l’apartheid, les barrières religieuses peuvent tomber face à un ennemi idéologique commun. J’ai rencontré la petite fille de Gandhi en Afrique du Sud. Comme hindoue, elle participait avec des Africains chrétiens noirs à la construction du Phoenix Ashram où Gandhi avait installé sa première imprimerie. Un photographe hindou de mes amis s’est joint à moi pour produire un film qui pouvait être utilisé en Angleterre en vue de récolter des fonds pour des enfants Dalits, un projet social explicitement chrétien. Et nous pouvons multiplier les exemples. Une fois qu’on est engagé dans ces projets, la discussion religieuse survient tout naturellement et la convergence au plan éthique devient évidente. Une autre activité commune est un pèlerinage en commun vers des lieux saints : notre groupe national britannique a un projet de ce type.
Le dialogue ne concerne pas seulement des convergences, mais aussi des différences, et il consiste à témoigner de la foi qui est la mienne. Cela ne signifie pas imposer ma foi à un autre. Mais il s’agit d’être honnête sur la raison pour laquelle je suis chrétien et d’écouter attentivement pourquoi vous êtes hindou. Il s’agit de se réjouir de ces différences, et pas de les escamoter. Bien sûr, une telle honnêteté peut signifier qu’une conversion est possible. Cela fonctionne dans les deux sens, et les gens par exemple qui suivent ISKCON, le mouvement Hare Krishna, ont souvent été chrétiens auparavant. Cela signifie avoir un sens critique par rapport à ma propre foi, et comparer le semblable avec le semblable : le meilleur de ma religion avec le meilleur de la vôtre, ou le pire de ma religion avec le pire de la vôtre. Il ne s’agit pas d’abaisser ma religion et d’exalter la vôtre, ou l’inverse. Il s’agit de créer l’espace pour un tel témoignage, et de ne pas se dire que celui-ci est ou bien nécessairement exclusif et à bannir, ou bien pluraliste et dès lors non-engagé.
Ce dialogue de témoignage authentique signifie, pour reprendre les mots de John Wesley utilisés pour parler de son dialogue avec les Catholiques romains (ce qui représentait un grand pas à la fin du 18ème siècle) : « Si ton cœur est comme mon cœur, donne-moi la main ». C’est-à-dire, aller au-delà du superficiel jusqu’aux convergences du cœur. Suivant l’expression de Bede Griffiths, cela signifie se rencontrer au cœur du lotus où, pour les Chrétiens, le Christ demeure, Dieu comme le fondement de notre être. Comme il le disait également, Christianisme et Hindouisme semblent très éloignés au niveau doctrinal, mais au niveau spirituel, ils peuvent se rapprocher très fort. Cela signifie se mettre à l’écoute de ceux qui peuvent témoigner de cette proximité, à travers des rencontres avec eux ou en lisant leurs écrits. Cela peut signifier lire Abhishiktananda et Ramana Maharishi, ou Aurobindo et Panikkar et Klostermaier, et aller au-delà des mots jusqu’à la réalité qu’ils s’efforcent d’exprimer. Cela peut signifier : oser la recherche d’un langage commun, comme dans l’amour de Gandhi pour le Sermon sur la Montagne et celui de Griffiths pour la Gîtâ. Cela peut signifier entrer dans les prières, par exemple, de Tukaram et de Tagore, ou dans cette parole de Ramakrishna :
Il y a trois sentiers différents pour atteindre le Très-Haut :
Le sentier de ‘Je’, le sentier de ‘Tu’, et le sentier de ‘Tu’ et ‘Je’.
Selon le premier, tout ce qui est, était ou sera un jour,
est ‘Je’, ma réalité la plus haute,
en d’autres mots, Je suis, J’étais, Je serai pour toujours dans l’Eternité.
Selon le deuxième, Tu es, Seigneur, et tout est à Toi.
Et selon le troisième, Tu es le Seigneur, et je suis ton serviteur et ton fils.
Je termine par une brève comparaison avec le dialogue entre Chrétiens et Musulmans, dans lequel j’ai également été impliqué. En un sens, ce genre de dialogue entre deux religions du Livre est plus direct et, à vrai dire, il est plus facile de lever les malentendus et de construire la confiance. Nous savons chacun où nous nous situons, la vision du monde est similaire, nos points de divergences sont tranchés, nous avons l’un et l’autre une mission fondée dans l’Ecriture, et l’urgence d’améliorer nos relations, en tant que les deux principales religions missionnaires du monde, est pressante.
Les contours de l’Hindouisme sont beaucoup plus flous ; le dialogue ne consiste pas à comparer le semblable au semblable, mais le semblable au dissemblable. Cela prend plus de temps pour entrer dans ce voyage, et, sur le temps d’une vie, on ne peut que l’amorcer. Mais il peut y avoir une rencontre spirituelle, découverte par certains, qui peut être profondément enrichissante, notamment pour notre compréhension chrétienne de Dieu et de la foi, de la prière et du Christ. Les pierres d’achoppement sont différentes de celles du dialogue avec l’Islam. Elles sont devenues plus grosses ces dernières années, comme je l’ai décrit ci-dessus. Mais la récompense des efforts peut également être grande. Il se peut que, comme ces pierres d’achoppement sont moindres en Occident, nous ayons une vocation particulière pour engager ce dialogue ici dans notre propre contexte. La nécessité peut sembler moins urgente que pour l’Islam, mais elle pourrait bien s’avérer au bout du compte également critique. La tâche est de montrer, comme John Robinson l’a découvert lors d’un voyage en Inde quand il a séjourné avec nous, que « la vérité a deux yeux ». La découverte que quelque chose peut être à la fois ceci et cela, et pas simplement ceci ou cela, peut être très libératrice dans un monde qui veut être dogmatique sur de plus en plus de choses, tout en ayant de moins en moins de certitudes.
Traduction : John Borremans
En écho aux Assises Pastorales Européennes
organisées par les Voies de l’Orient à Bruxelles (29 mai – 1er juin 2003)
Conférence de Jacques SCHEUER
Chemins de transformation.
mardi 14 octobre à 20h aux Voies de l’Orient
[1] Exposé fait lors des Assises Pastorales Européennes organisées par les Voies de l’Orient à Bruxelles du 29 mai au 1er juin 2003.